Traitements efficaces pour l’adénocarcinome de l’estomac et de la jonction œsogastrique
Compte-rendu:
Dre Ine Schmale
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Dans le domaine des tumeurs gastro-intestinales, des progrès ont été réalisés, en particulier dans le traitement des patient·es atteint·es d’adénocarcinome de l’estomac et de la jonction œsogastrique (G/GEJ). Les résultats des études MATTERHORN et FORTITUDE-101, présentés lors du congrès ESMO 2025, définissent désormais de nouveaux standards pour la maladie résécable ainsi que pour la maladie métastatique non résécable.
Les résultats finaux de l’étude MATTERHORN confirment l’option périopératoire de durvalumab
Dans l’étude de phaseIII MATTERHORN, l’association durvalumab plus FLOT a significativement prolongé la survie sans événement (EFS) des patient·es atteint·es d’adénocarcinome résécable du G/GEJ par rapport au placebo plus FLOT. Lors du congrès de l’ESMO, les résultats finaux de survie globale (OS) ainsi que la relation entre le résultat pathologique et l’EFS ont été présentés.1
Les données finales d’OS confirment un bénéfice statistiquement significatif et cliniquement pertinent de l’ajout du durvalumab (HR: 0,78; IC à 95%: 0,63–0,96; p=0,021). La médiane n’était pas encore atteinte, avec un suivi médian de 43 mois dans les deux bras de l’étude. Après 3 ans, 68,6% contre 61,9% des patient·es étaient toujours en vie. L’avantage en termes d’OS était observé indépendamment du statut PD-L1.
Au total, 16,5% des patient·es ont obtenu une réponse pathologique complète (pCR). L’EFS à 24 mois pour ces patient·es était de 96,5% (durvalumab+FLOT) contre 85,3% (placebo+FLOT) (HR: 0,29; IC à 95%: 0,08–0,96). Une bonne réponse pathologique (MPR), définie comme une réponse pCR ou presque complète (score de Ryan 0 et 1), a été observée chez 25,8% des patient·es. Dans ce groupe de patient·es, l’EFS à 24 mois était de 92,7% contre 79,4% (HR: 0,32; IC à 95%: 0,15–0,68). Dans le groupe présentant une réponse pathologique quelconque (87,1% des patient·es), incluant MPR et une rémission partielle (score de Ryan 0–2), 78,3% contre 68,0% des patient·es ont vécu sans événement à 24 mois (HR: 0,60; 0,46–0,79). Ainsi, chaque niveau de réponse pathologique était associé à une EFS prolongée avec durvalumab par rapport au placebo.
Conclusion
Les données d’OS de l’étude MATTERHORN confirment l’utilisation périopératoire de durvalumab plus FLOT comme nouveau standard pour les patient·es atteint·es d’un adénocarcinome localisé de l’estomac ou du GEJ.
Le premier inhibiteur de FGFR2b montre un avantage de survie significatif
La voie de signalisation FGF/FGFR joue un rôle essentiel dans la prolifération des cellules cancéreuses. Une surexpression du récepteur FGFR2b a été observée dans environ un tiers des tumeurs gastriques ou du GEJ, faisant de FGFR2b une cible pertinente pour les thérapies ciblées. Le bemarituzumab se lie à FGFR2b, inhibant l’activation de la voie de signalisation et augmentant également l’affinité pour les cellules NK. L’étude de phaseIII FORTITUDE-101 a évalué bemarituzumab plus mFOLFOX6 versus placebo plus mFOLFOX6. Elle a inclus 542 patient·es atteint·es d’un adénocarcinome gastrique ou du GEJ surexprimant FGFR2b, non résécable ou métastatique, sans traitement préalable.2
Un cycle de FOLFOX6 était autorisé comme prétraitement pour permettre aux patient·es de bénéficier d’une prise en charge rapide en attendant les résultats des tests moléculaires. Les tumeurs HER2-positives constituaient un critère d’exclusion. Le critère d’évaluation primaire était l’OS dans la cohorte exprimant FGFR2b sur ≥10% des cellules tumorales (n=324).
Ce critère a été atteint avec un rapport de risque de 0,61 (IC à 95%: 0,43–0,86; p=0,005) (Fig.1). Avec un suivi médian de 11,8 mois, l’OS médiane est passée de 12,5 à 17,9 mois sous bemarituzumab. Le bénéfice du bemarituzumab sur l’OS était globalement cohérent dans les sous-groupes évalués. La PFS était également significativement prolongée, passant de 6,7 à 8,6 mois en cas d’expression ≥10% du FGFR2b (HR: 0,71; IC à 95%: 0,53–0,95; p=0,019). Une réponse a été observée chez 45,9% contre 44,8% des patient·es (p=0,90), avec une durée médiane de réponse de 7,0 contre 5,8 mois. Dans la population totale, avec un suivi médian de 19,4 mois, seule une tendance favorable au bemarituzumab a été observée (HR: 0,82; IC à 95%: 0,62–1,08). Concernant la sécurité, une attention particulière doit être portée aux modifications de la cornée pouvant entraîner une baisse d’acuité visuelle. La collaboration avec les ophtalmologues est ici essentielle. Dans la majorité des cas, les atteintes oculaires étaient transitoires et réversibles.
Fig.1: Survie globale (OS) de patient·es atteint·es d’un adénocarcinome non résécable ou métastatique de l’estomac ou du GEJ sous bemarituzumab+mFOLFOX6 versus placebo+mFOLFOX6 en cas d’expression de FGFR2b sur ≥10% des cellules tumorales (modifiée selon Rha SY et al.)2
Conclusion
Le traitement de première ligne par bemarituzumab plus mFOLFOX6 peut améliorer la survie des patient·es atteint·es d’adénocarcinome du G/GEJ. Les effets indésirables spécifiques liés au ciblage de FGFR2b doivent être anticipés. Le profil bénéfice/risque sera davantage précisé dans l’étude FORTITUDE-102.
Source:
Congrès annuel de l’European Society for Medical Oncology (ESMO), 17–21 octobre 2025, Berlin et en ligne
Littérature:
1 Tabernero J et al.: Final overall survival and the association of pathological outcomes with eventfree survival in MATTERHORN: a randomised, phase III study of durvalumab plus 5-fluorouracil, leucovorin, oxaliplatin and docetaxel (FLOT) in resectable gastric / gastroesophageal junction adenocarcinoma. ESMO 2025; Abstr. #LBA81 2 Rha SY et al.: Bemarituzumab plus chemotherapy for advanced or metastatic FGFR2b-overexpressing gastric or gastroesophageal junction cancer: FORTITUDE-101 phase III study results. ESMO 2025; Abstr. #LBA10
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