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Une charge tardive sous-estimée après les encéphalites virales

Conséquences neuropsychologiques à long terme après une méningo-encéphalite verno-estivale

La méningo-encéphalite verno-estivale (MEVE) connaît à nouveau une recrudescence dans de nombreuses régions d’Europe, malgré la disponibilité d’un vaccin. Outre les complications neurologiques bien connues, les séquelles neuropsychologiques à long terme, souvent très handicapantes au quotidien pour les personnes concernées, suscitent un intérêt croissant. Des études récentes indiquent que ces limitations peuvent notamment toucher également des patient·es plus jeunes.

La méningo-encéphalite verno-estivale (MEVE) est une maladie virale transmise par les tiques et figure, avec plus de 3500 cas déclarés chaque année, parmi les encéphalites virales les plus fréquentes en Europe.1, 2 Le virus de la MEVE appartient au genre des flavivirus. En Europe centrale, la transmission est principalement assurée par Ixodes ricinus, de sorte que le risque d’infection suit le cycle d’activité saisonnier des tiques. Le pic d’incidence se situe durant les mois chauds, entre mai et août, mais des infections restent possibles tout au long de l’année. Depuis l’introduction de la surveillance européenne par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) en 2012, une augmentation significative du nombre de cas de MEVE a été observée. Entre 2012 et 2020, 130 régions supplémentaires ont été classées comme zones d’endémie, soit une augmentation d’environ 30% en huit ans.3

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