Pourquoi les sociétés modernes n’aiment pas les gros
Auteur:
Pr Jean Pierre Poulain, PhD
Professeur de sociologie à l’université de Toulouse
Chair «Food, Cultures and Health»
Taylor’s University
Subang Jaya, Malaisie
Que s’est-il passé, dans les sociétés modernes, pour que les corps décharnés soient devenus en quelques décennies ce à quoi beaucoup aspirent? Comment sont-ils passés de la dévalorisation évoquant la maladie, la faiblesse, la sécheresse de cœur, l’absence de sensualité, le dégoût de la chair à la valorisation, voire à la survalorisation morale, tout d’abord signe de la maîtrise de soi de l’individu, à qui l’on peut dès lors mieux faire confiance et qui est une sorte de héros de la modernité, résistant à la vague d’obésité?
Mais cette valorisation n’est pas seulement morale. Elle est aussi sexuelle. Les maigres seraient devenus désirables. Que s’est-il donc passé pour que les corps décharnés, ces «sacs d’os» comme disait Georges Brassens qui ajoutait dans la foulée, dans la chanson «La fille de cent sous»: «ça ne me concerne pas d’étreindre des squelettes» ou dans «Oncle Archibald»: «Fi des femelles décharnées, vive les belles un tantinet rondelettes», pour que les corps décharnés donc, s’érotisent et se posent en promesse de sensualité?
Les valorisations du gros et du mince sont variables dans l’espace, d’une culture à l’autre. Faut-il rappeler qu’Hans Staden, (un arquebusier allemand enrôlé sur un galion portugais au temps de l’exploration du Brésil), n’ait dû la vie sauve qu’au fait que les Tupinambas, cannibales de la côte sud du Brésil dont il était le prisonnier, ne mangeaient que des hommes bien en chair et qu’il fallait donc les engraisser avant de les «passer au barbecue». Staden mit ce temps à profit pour comprendre le système de représentations de ses geôliers et le déstabiliser. Il parvint à se faire libérer et le récit de cette aventure, par le travail de décentration culturelle qu’il donne à voir, est aujourd’hui un des plus grands textes de l’anthropologie, «le premier livre d’ethnologie» dira Claude Lévi-Strauss.1 Depuis les ha’apori polynésiens, des concours de beauté de femmes fortes qui se déroulaient encore à la fin du 18e siècle,2 jusqu’aux maisons d’engraissement mauritaniennes, les exemples sont nombreux de cultures dans lesquelles les filles s’imposent des contraintes pour grossir et se mettre en valeur.3 Peter Brown et Melvin Konner ont mis en évidence que plus de 80% des 58 cultures traditionnelles des Human Relations Area Files* pour lesquelles des données relatives aux valeurs associées à la grosseur du corps sont disponibles, affichent des préférences pour les femmes fortes.4,5 Dans de nombreuses cultures traditionnelles, la capacité de stocker des matières grasses est vue comme un signe de bonne santé et de vitalité. Les individus présentant une forte adiposité y atteignent des positions sociales de pouvoir et de prestige. Mais la figure du gros et sa valorisation varient également dans le temps à l’intérieur des cultures occidentales (Fig. 1).6,7 Pour l’Europe, l’aristocratie médiévale valorise une image de la femme mince, menue, frêle, aux seins petits, dont les tableaux de Cranach sont exemplaires, au-delà bien sûr des conventions de représentation qui varient d’une époque à l’autre.8,9 À partir de la Renaissance, le modèle d’esthétique corporel se transforme, les «belles femmes» sont plus «enrobées». La grosseur et l’embonpoint deviennent des signes de richesse et de succès. Ils attestent du détachement par rapport à la nécessité et marquent une position sociale. Ils sont des promesses de sensualité.
Fig. 1: Évolution du modèle esthétique corporel au fil du temp. A) Lucas Cranach l’Ancien, Vénus avec Cupidon voleur de miel, 1537, Germanisches Nationalmuseum, Nürnberg; B) Peter Paul Rubens, Vénus au miroir, 1614/15, Liechtenstein. The Princely Collections, Vaduz–Vienne; C) Le style Twiggy est apparu dans les années 1960; D) La tendance des mannequins maigres, également appelée «heroin chic» dans les années 1990, fait actuellement son grand retour [A) Wikimedia Commons, domaine public, photo: anagoria B) Wikimedia Commons, domaine public, photo: Liechtenstein Museum, Vienne, collection privée du prince de Liechtenstein, Vaduz]
«Les sociétés modernes créent des obèses mais ne les supportent pas»
Vers 1930, en France, les premiers signes d’une transformation apparaissent. Mais ce n’est que dans les années 1950 que le modèle de minceur s’impose avec force et que l’on bascule de l’embonpoint au mal en point selon l’expression de Claude Fischler.10 Pourquoi les regards sur la corpulence sont-ils différents d’une culture à l’autre et fluctuent-ils dans le temps à l’intérieur d’une même culture? Dans les contextes sociaux où les aliments sont rares, une forte corpulence est une qualité positive. Comme l’écrivait Jean Trémolières: «la vénus des sociétés de disette est une obèse et celle des sociétés de consommation une maigre».11 Le modèle d’esthétique de minceur émerge au moment où se profile, puis s’installe de façon durable, l’abondance. La minceur devient alors le signe de succès, de prospérité, voire de richesse. En contrepoint, le surpoids est alors regardé comme inesthétique, mais aussi comme moralement incorrect; le gros étant celui qui ne joue pas le jeu du partage, celui qui garde à son profit. Dans cette perspective, la grosseur est «moralement incorrecte»; elle signifie l’égoïsme et atteste d’une absence de contrôle de soi. Cependant, Claude Fischler rappelle que dans toutes les époques et même lorsque le modèle dominant est plutôt l’embonpoint, les représentations sociales de l’obésité sont marquées par l’ambivalence. Il existe toujours une frontière, un volume au-delà duquel la figure positive de l’obésité se transforme et où le gros devient celui qui ne respecte plus les règles sociales, celui qui mange plus que sa part.«Il n’est pas exact de dire que dans les pays développés contemporains on est purement et simplement passé d’un modèle corporel pro-obèse à un autre qui serait anti-obèse. En 1922, Henri Béraud publie un livre intitulé ‹Le martyre de l’obèse› couronné par le prix Goncourt. Il sera porté à l’écran dix ans plus tard par Pierre Chenal. Cet ouvrage, sans doute une des plus belles descriptions littéraires des processus d’exclusion et de discrimination dont sont victimes les personnes obèses, atteste de cette permanence. En réalité, le seuil socialement défini de l’obésité s’est abaissé».10,12
Il y aurait donc un seuil de tolérance de l’obésité séparant l’acceptation et la valorisation de sa dévalorisation, comme lorsque Elias parle de seuil de sensibilité qui sépare le propre du sale et qui, au cours du processus de civilisation, s’est déplacé, distanciant le rapport du mangeur avec ses aliments.13
L’abaissement du seuil de sensibilité relative à la grosseur révèle des gros qui jusque-là passaient inaperçus. Plus précisément, ils n’étaient pas perçus comme problématiques. Cette caractéristique pouvait être le support de représentation. Ils faisaient partie de la diversité humaine, de la diversité des caractères. L’abaissement du seuil de sensibilité les fait passer dans l’anormalité. Sur ce point comme sur celui du rapport au corps et à la mort étudié par Elias, les mutations des systèmes de représentations peuvent être référées à des mutations sociales. La transformation des modalités de légitimations des élites et des structures sociales s’accompagne d’une transformation du rapport à la nourriture avec pour l’Occident un événement historique: la maîtrise d’une malnutrition atavique qui confronte une humanité plus habituée à la fréquentation du manque à une situation sinon totalement inédite, pour le moins très inhabituelle. Mais aussi l’insolence du contraste des rapports nord-sud qui sur le plan alimentaire ne parviennent pas à se défaire d’une malnutrition atavique.14,15 Le seuil de sensibilité au gros s’est abaissé également sous l’effet de la médicalisation des sociétés modernes. La science est venue donner des raisons de désigner le trop et le comme il faut, d’établir de nouveaux seuils, de mettre en ordre la corporalité.
Toutes les cultures n’ont donc pas la même lecture de l’obésité et dans les cultures occidentales les fortes corpulences ont été, en d’autres temps, plus valorisées qu’elles ne le sont aujourd’hui. Pour passer d’un regard positif, ou relativement positif, à la condamnation, il a donc fallu que, dans les sociétés développées et ceci à l’échelle de la société tout entière, un certain nombre d’individus réussissent à persuader les autres que cette situation était vraiment problématique.16 L’obésité posée comme «anormale», comme «déviance» par rapport à la norme est donc, dans cette perspective, une construction sociale dont il convient de suivre les étapes. Dans un premier temps l’obésité a d’abord été posée comme un problème moral. L’obèse était vu comme un glouton asocial, incapable de maîtriser ses appétits, non seulement gros, mais aussi «moralement grossier».
La valorisation d’une esthétique corporelle de minceur est concomitante de la prise de conscience tiers-mondiste et de la critique du capitalisme. Comme le capitaliste accumule le capital, le gros accumule l’énergie, sous forme de graisse dans son propre corps. L’imagerie traditionnelle de l’anticapitalisme des années soixante représente le patron bedonnant, gros cigare à la main, billets de banque sortant du haut-de-forme, dévorant à pleines dents ses ouvriers gullivérisés. Au-delà de la dénonciation de «l’exploitation» des travailleurs, conséquence de la rémunération du capital qui s’accumule (comme l’obésité) à force de voler le «surtravail» des ouvriers (petits parce qu’éloignés des décisions), elle véhicule un symbolisme qui dépasse la conscience de classe des militants qui l’utilisent. La figure du gros sera mobilisée par les caricaturistes pour dénoncer, à la fois le «capitaliste» exploitant ses ouvriers et les pays du Nord sur-alimentés qui, à travers les organisations économiques coloniales ou post-coloniales, «affament» les pays du Sud. Le surpoids est regardé non seulement comme inesthétique, mais plus encore comme immoral; le gros étant celui qui mange plus que sa part, qui n’accepte pas la logique de la redistribution. L’obèse, comme le glouton qui «est celui qui ne joue pas le jeu du don réciproque, celui qui prend sans attendre le don, qui reçoit sans rendre ou qui reçoit plus qu’il ne donne, sans se sentir apparemment contraint» par l’obligation du contre-don.10 La grosseur est, dans cette perspective, «moralement incorrecte», elle signifie l’égoïsme, et la minceur, en contrepoint, devient un signe d’intégrité morale.
La frontière entre «trop gros» et «bien portant» variant dans le temps et dans l’espace, on peut interpréter, dans la tradition foucaldienne, le développement de la médicalisation du surpoids et de sa désignation comme une «pathologie», comme une nouvelle forme de contrôle social qui viendrait relayer la perte de prestige des institutions morales traditionnelles.17,18 Il est également possible d’y voir un des avatars d’un processus de différenciation sociale au service des élites sur une logique plus ou moins proche de celle de la distinction décrite par Bourdieu.19 À travers les conséquences négatives de la stigmatisation, discriminations et effets d’aggravation se repèrent le subtil jeu de cache-cache entre ce qui relève plus ou moins explicitement de la morale et de la science. Ces effets négatifs vont soutenir le poids de plus en plus lourd des «apparences» ou «la tyrannie du corps mince», par lesquels s’exerce le contrôle social et qui détermine l’estime des autres et de soi.20–24
Le poids des apparences
Dans ce contexte, l’alimentation est un moyen de transformer les apparences, de façonner les corps, de les faire grossir, de les faire maigrir, de les épanouir, de les esthétiser… de les contrôler, de les soumettre aussi. La biologie a ses lois. Certaines s’appliquent avec rigueur, l’absence d’eau ne peut être supportée bien longtemps, l’absence de nourriture provoque famines et maladies de carence. Mais nombreuses sont les «lois» du corps qui s’imposant avec une faible impérativité laissent aux hommes un espace de liberté dans lequel des phénomènes sociaux et culturels peuvent se déployer sans conséquences vitales. Cette liberté se lit dans la diversité des choix et des interdits des aliments, dans l’infinie variété des modalités de préparation culinaire ou de consommation… La socio-anthropologie explore à travers l’alimentation la diversité des sociétés et des cultures. Le contrôle de l’alimentation dans toutes les sociétés porte l’espoir d’un contrôle du corps et de sa destinée. Sur fond d’obésité et de devoir de santé qui caractérisent les sociétés modernes, maîtriser son alimentation, c’est tenter de façonner son corps et de gérer les enjeux sociaux qui accompagnent la corpulence.24,25
«La nouveauté, écrit François Coupry, c’est quand maigrir devint une fin en soi, pour des causes uniquement esthétiques enrobées de l’alibi de la prévention médicale »… «on maigrit parce qu’on trouve son image pas bonne, et qu’on se dit que la grosseur risque (hypothétiquement) de rendre malade. Maigrir échappe donc à la médecine, aujourd’hui, l’alimentation sous des allures médicalo-scientifiques redevient un phénomène moral et théologique.»26 La corpulence devient l’objet d’enjeux stratégiques dont les horizons sont tout à la fois l’estime de soi, le succès professionnel et amoureux. L’apparence corporelle devient une ressource stratégique utilisée par les acteurs sociaux dans leurs stratégies relationnelles. Un «capital apparence» qu’il convient de gérer au mieux, afin d’en obtenir le «meilleur rendement».27
La situation contemporaine se traduit donc par une baisse du seuil de sensibilité, c’est-à-dire du niveau de corpulence auquel on passe de la catégorie d’individu normal ou légèrement corpulent à celle de déviant. De ce point de vue, l’agrégation dans les statistiques de santé publique de l’obésité et du surpoids, contribue à une pathologisation et à la désignation des individus en surpoids comme déviants, donnant ainsi des habits scientifiques à des représentations sociales.
Durant les années 1980 et 1990, l’obésité a été l’objet de multiples interprétations au sein des sciences humaines et sociales. La féministe Susie Orbach voit dans son développement la conséquence des rapports de domination. L’obésité, notamment l’obésité féminine, doit être interprétée comme une stratégie plus ou moins consciente de refus du modèle d’esthétique de minceur par lequel s’exprime la domination masculine sur le corps des femmes.28
Beaucoup d’analystes considèrent que l’accentuation de la dimension négative de la figure de l’obèse est concomitante de la prise de conscience de l’obligation d’opérer un bon usage des ressources, que l’on peut dater au moment du premier choc pétrolier au début des années 1970, la figure de l’obèse haït serait l’image inversée d’une société moderne obsédée par la surproduction, par le gaspillage.29 L’expression «dégraisser le Mammouth», utilisée par Michel Allègre, ministre français de l’Éducation, fait référence à un plan de suppression d’emplois dans le secteur de l’éducation.
Le psychologue Richard Gordon prolonge cette analyse en l’arrimant lui aussi aux questions de genre. «L’épidémie contemporaine de ces maladies (alimentaires) est le miroir des ambiguïtés de l’identité féminine à une période de changements et de confusions. Peut-être que lorsque les femmes seront capables de parvenir au véritable pouvoir dans le monde, et que la taille et la forme de leur corps ne seront plus la véritable mesure de leur valeur, les troubles du comportement alimentaires deviendrons nettement moins fréquents». À voir la situation sur le front de l’obésité,il restait encore du travail sur celui de l’égalité des sexes… Une des analyses les plus intéressantes de Gordon est une analogie qu’il pose entre l’obésité et cette maladie qui a beaucoup occupé les psychiatres du 19e siècle, l’hystérie. Celle-ci, on s’en rappelle a disparu avec son siècle et les médecins, qui comme Charcot, avaient fait leur notoriété sur son étude. Il la voit comme une forme d’expression du malaise de cette période et les troubles du comportement alimentaire de la période contemporaine.30 L’obésité et les troubles du comportement alimentaire seraient donc à resituer dans une problématique sociale plus large: juvénilisation de la société, refus de vieillir et des signes du vieillissement, idéalisation des formes corporelles adolescentes qui débouchent sur des demandes variées allant des pratiques de chirurgie esthétiques aux produits cosmétiques en passant par les dispositifs de contrôle de l’alimentation.10
Abaissement du seuil de sensibilité
Nous ne sommes pas passés d’une société dans laquelle on aimait les gros à une société dans laquelle on les hait. Il y a toujours eu un niveau de grosseur considérée comme anormal. Ce qui a changé, c’est que la frontière entre le trop gros et le «comme il faut» s’est abaissée. Se faisant des corpulences qui étaient acceptables voire même désirables en sont devenues non aceptables.
* Les Human Relations Area Files une base de données ethnologique créée à l’Université de Yale à l’initiative de l’anthropologue George Murdock. À travers un partenariat avec les principales institutions Européennes, elle rassemble une très grande partie de la littérature produite aux 19e et 20e siècles.5
Littérature:
1 Staden H: Nus, féroces et anthropophages. Paris: Métailié, 1979 2 Ellis W: À la recherche de la Polynésie d‘autrefois. Publications de la Société des Océanistes 1972; N° 25 3 De Garine I, Pollock NJ: Social aspects of obesity. London: Gordon and Breach Publishers, 1995 4 Brown PJ, Konner M: An anthropological perspective of obesity. Ann New-York Academy Sci 1987; 499: 29-46 5 Clarke JA, Henige D: The human relations area files: Two Perspectives. Behavioral & Social Sciences Librarian 1985; 3: 45-52 6 Bruch H: Les yeux et le ventre. Paris: Payot, 1975 7 Beller A: Fat and thin. A natural history of obesity. New York: McGraw-Hill, 1977 8 Hubert A: Adaptabilité humaine: biologie et culture. Du corps pesant au corps léger: approche anthropologique des formes. Diététique et médecine 1997; 83-8 9 Hubert A (dir.): Corps de femmes sous influences. Cahiers de l’OCHA 2004; n°10 10 Fischler C: L’Homnivore. Paris: Odile Jacob, 1990 11 Trémolières J et al.: Manuel élémentaire d’alimentation humaine. Paris: ESF, 1968 12 Fischler C: La symbolique du gros. In: Communications 1987; 46: 255-78 13 Elias N: La civilisation des mœurs. Paris: Calman Levy, 1973 14 De Castro J: Géographie de la Faim. Paris: Seuil, 1964 15 Ziegler O et al.: Faut-il démédicaliser la prévention de l’obésité? Ann Endocrinol (Paris) 2003; 64(5 Pt2): 45-51 16 Germov J, Williams L: The epidemic of dieting women: The need for a sociological approach to food and nutrition. Appetite 1996; 27: 97-108 17 Foucault M: 1978-79: Naissance de la biopolitique. Paris: Gallimard, 2004 18 Ascher F: Le mangeur hyper-moderne, une figure de l’individu éclectique. Paris: Odile Jacob, 2005 19 Bourdieu P: La distinction. Paris: Editions de Minuit, 1979 20 Amadieu JF: Discrimination à l’embauche, de l’envoi du CV à l’entretien. 2005; https://lelicenciement.fr/infos%20et%20stats/Discriminations.pdf ; dernier accès le 20.1.2026 21 Waysfeld B: Le Poids et le Moi. Paris: Armand Colin, 2003 22 Poulain JP: Sociologie de l’obésité. Paris: PUF, 2009 23 Tibère L et al.: Adolescents obèses face à la stigmatisation. Obésités 2007; 2: 173-81 24 Hubert A, Poulain JP: Le corps mangeant. Le corps 2008; 4: 6-9 25 Poulain JP: Sociologies de l’alimentation. Paris: PUF, 2018 26 Coupry F: Éloge du gros dans un monde sans consistance. Paris: Robert Laffont, 1989 27 Pagès-Delon M: Le corps et ses apparences. L’envers du look. Paris: L’Harmattan, 1989 28 Orbach S: Fat is feminist issue. New York: Berkley Books, 1979 29 Schwartz H: Never satisfied: a cultural history of diets. Fantasies and fat. New-York: MacMillan, 1986 30 Gordon RA: Anorexie et boulimie anatomie d’une épidémie sociale. Paris: Stock, 1992
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