© Rasi Bhadramani iStockphoto

Insuffisance rénale aiguë

Covid-19 et le rein: qu’avons-nous appris d’une année de pandémie?

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Il est désormais largement reconnu que le SARS-CoV-2 ne se limite pas au système respiratoire, mais peut également affecter de nombreux autres organes. Dont le rein, qui est très fréquemment touché, chez les patients atteints de Covid-19 gravement malades, dans le cadre d’une insuffisance rénale aiguë. Outre la maladie elle-même, les effets secondaires des interventions de médecine intensive nécessaires sont également des facteurs déclenchants possibles.

Depuis plus d’un an, le monde est en proie à une pandémie déclenchée par le «severe acute respiratory syndrome coronavirus 2» (SARS-CoV-2). Le nom ne laisse planer aucun doute sur la cible primaire du virus. Cependant, nombreuses ont été les spéculations, au départ, sur la mesure dans laquelle d’autres systèmes d’organes pouvaient également être affectés directement et indirectement par l’infection par ce virus. Selon les premiers comptes-rendus en provenance de Wuhan, le SARS-CoV-2 ne semblait pas constituer un problème majeur pour le rein. Cependant, ces premières observations ont été rapidement suivies d’études révélant des taux d’incidence beaucoup plus élevés d’insuffisances rénales aiguës (IRA), ce qui a finalement donné lieu à une fourchette de 1 à 46%.1 En outre, de grandes différences régionales sont apparues. Une méta-analyse a mis en évidence une incidence de 28,6% aux États-Unis et en Europe, tandis qu’en Asie, des incidences de 5,5% ont été observées pour les patients hospitalisés atteints de Covid-19.2 On peut supposer que les chiffres d’incidence sont encore plus élevés pour les patients atteints de Covid-19 gravement malades.3 Dans une grande étude multicentrique, Gupta et al. ont ainsi constaté une incidence de 42,8% pour les insuffisances rénales aiguës chez les patients atteints de Covid-19 dans les unités de soins intensifs. Dans une évaluation des patients de la première vague de Covid-19 provenant du registre de soins intensifs Covid-19 du Tyrol, nous avons observé un taux d’IRA de 48,6%. Une thérapie de remplacement rénal (TRR) a été nécessaire dans environ 20% des cas.4 À noter que l’analyse de la deuxième vague a montré que le taux d’IRA de 28% a diminué de manière significative au cours de l’évolution (Mayerhöfer T; en cours de soumission). Ces résultats sont corroborés par des observations similaires faites à New York, où l’on a également observé une diminution du taux d’IRA au cours de la pandémie.5 Les raisons possibles de ce développement seront examinées plus en détail ci-dessous. À une fréquence inhabituelle, l’insuffisance rénale aiguë associée au Covid-19 semble progresser jusqu’à rendre obligatoire une thérapie de remplacement rénal. Dans l’étude de Gupta et al. susmentionnée, elle a été décrite avec une incidence d’env. 21% chez les patients atteints de Covid-19 gravement malades.6 Elle était associée à une mortalité élevée de 63%, 34% des patients survivants demeurant dépendants d’une dialyse.

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